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Mises en scènes de Claire Laurentie
avec l'ACTIF

La Cruche
de G.Courteline
Mise en scène C.Laurentie et C.Minier
avec Dominique Chevrinais - Nadine Corvest - François
Fenaux - Claude Minier Pierre Sarreau - Raymonde Vogt
Jouée à Issy et aux
festivals de Maurecourt, Cholet et Lizy/Ourcq

       
La Star des Oublis
de Ivane Daoudi
avec Nadine Corvest et Françoise Pigout
Un cinéma quasi désert, du silence,
dehors la pluie. Après la projection de Shangaï Express deux femmes
s'oublient dans leur fauteuil. L'une avance vers l'autre. La
conversation s'engage, tissant un lien qui balaie le quotidien.
Devant l'écran vide, un nouveau film, le scènario s'y écrit comme on
joue à la marelle...un coup en enfer...un coup au ciel.
Jouée à Issy, à
Bruxelles, et aux festivals de Sartrouville, Maurecourt et Cholet
A Sartrouville :
Prix spécial du Jury et prix d'interprétation féminine à Françoise
Pigout - Mention à Cholet

    
Quelques mots sur les "Intentions" autour de
"La Star des Oublis"
La compagnie ACTIF s'attache principalement à faire
découvrir des textes contemporains. Il en existe beaucoup, mais le théâtre
amateur se distingue du théâtre professionnel par un aspect essentiel : le
vivier de comédiens à sa disposition. Notre compagnie choisit un texte
auquel elle est sensible avec pour ligne directrice : quels comédiens pour ce
texte ? Le choix de "La Star des Oublis" répondait à ces
questions : le texte contemporain proposait une écriture vive et originale et
deux comédiennes de la compagnie correspondaient aux personnages et étaient
prêtes pour l'aventure.
L'élaboration de mise en scène s'est faite à partir de
trois approches distinctes du texte : une lecture découverte où les
comédiennes se sont donné la réplique autour d'une table. Ensuite une
lecture impulsive, jouée de manière instinctive, lors des premières
répétitions texte en main. Lors de ces lectures les comédiennes ont
travaillé sur leur ressenti avec très peu d'indications. La troisième
approche a été celle de l'analyse du texte. "La Star des
oublis" pose une question dès de la première lecture : pourquoi
Cherry assassine-t-elle Ada ? Question dont la réponse réside dans le texte
sous la forme d'une réplique de Cherry prononcée vers la fin de la pièce
lorsqu'elle parle de son rapport amoureux à l'autre "Tu crois que
cela te sert d'aimer…tu es ficelée et puis tu es malheureuse... alors que si
tu tue quelqu'un que tu aimes…tu te sens mieux"
On interprète alors l'assassinat de Ada comme l'échec de
la tentative de Cherry d'aboutir dans son rapport amoureux et sexuel. Il
s'agit d'essayer d'aller plus loin vers l'autre, vers soi même pour Cherry
comme pour Ada et cela dans un contexte de rapport impossible : le rapport
homosexuel qui pourrait s'apparenter également au problème du double (homo :
semblable), et/ou de la rencontre avec la mort : Cherry est en blanc, Ada en
noir. L'une est "vivante", l'autre "fatiguée"
etc…
Ivane Daoudi à accordé dans ses dialogues et dans la
construction de la pièce une grande place à la symbolique : le choix des
prénoms, le voyage en bateau (lieu transitoire entre la vie et la mort), la
blancheur de la robe (pureté), la bière (boisson des morts), le whisky sour
(doux/amer), les chaussures, le lit ….une symbolique renvoyant à la
sexualité et à la mort. Cette lecture du texte ce que nous avons appelé le
"sous texte" a été présentée aux comédiennes afin qu'elles
puissent mieux "naviguer" dans l'histoire et dans leurs personnages.
Il fallait dans cette tranche de vie très courte : la pièce se joue en temps
réel pour les deux femmes, réussir à faire exister chacun des personnages.
L'appropriation du texte a permis cela. Le travail de mise en scène a alors
consisté à guider les comédiennes du ressenti qu'elles avaient proposé au
début vers le texte et ce qu'il disait. Un sorte de "conduite
forcée" d'un coté l'énergie des comédiennes, de l'autre
l'interprétation du texte faite par le metteur en scène. L'attrait du texte
d'Ivane Daoudi est que le mode d'échange entre les personnages est celui du
jeu, du jeu auquel joueraient deux enfants :
- On dirait qu'on irait à Shangaï en bateau et on dirait
tu serais malade que je t'apporterais des aspirines dans ta cabine "
- Ah non
je ne veux pas être malade, je veux m'amuser moi aussi !
Il fallait transmettre cette part d'enfance avec sa part de
rêve, d'imaginaire, de naïveté et de cruauté. Le spectateur doit pouvoir
"partir", profiter de ces instants en suspension
.
Pour ce qui a été d'interpréter l'homosexualité latente
des femmes et la névrose de Cherry le parti pris a été de travailler par
touche et de façon évolutive.
L'essentiel des indications de mise en scène proposées dans
le texte ont été conservées car elles allaient dans la direction du texte et
de l'interprétation qui en avait été faite. Quelques indications ont été
éliminées pour des raisons "pratiques". Les indications quant aux
costumes ont été suivies délibérément avec une intention supplémentaire :
la rigueur du noir et le flou du blanc. Le décor comprend un podium devant un
écran et deux fauteuils et deux baffles : le dispositif stylisé d'un cinéma.
Le podium élément essentiel du décor est le lieu du jeu de la Star, puis de
la rencontre amoureuse : du bateau il devient lit. L'écran, celui devant lequel
se joue l'histoire.
La Traversée de l'Hiver
de Yasmina Réza
avec Dominique Chevrinais
- Jacques Demarre - Fabrice Fontaine -
Claude Minier - Thérèse-Marie Poreye - Lisbeth Wagner
Création les 27 et 29 janvier 2001à
20h45 et le 28 janvier 2001 à 16h00 au Théâtre Espace Icare à Issy les Moulineaux.
Jouée à Issy et au Festival de Maisons-Laffitte
A
Maisons-Laffite : Prix d'interprétation masculine à Jacques
Demarre

        
        
"La Traversée de l'Hiver"
est une pièce où il ne se passe rien, mais il est peut-être bon de vous dire
:
Les personnages de
"la Traversée de l'Hiver" en villégiature à l'hôtel de Stratten
vivent une parenthèse, hors du monde, hors du temps, loin des bruits et des
occupations quotidiennes. Il ne s'agit pas d'un huis clos, le monde extérieur
est là, à portée de main : la ville, les montagnes, Lausanne, Paris, Buenos
Aires…
La pièce se déroule sur 3 jours au cours desquels pour ces
hommes et ces femmes il y a un "passage" à franchir, le passage du
temps compté où ils sont ensemble et celui où ils sont seuls. Ils vont
prendre conscience de ce qu'ils sont, au détour d'un souvenir ou d'une émotion
qui passe et les fait basculer dans la confidence. Ils vont se révéler, à
eux-mêmes et "accessoirement" aux autres. Je dis accessoirement car
les personnages dans "La Traversée de l'Hiver" parcourent un chemin
individuellement avec l'Autre comme Spectateur. Ariane à un moment dit à Avner
"Je vous ai suivi hier dans la montagne que vous aimiez" et Avner lui
répond "C'est mon dos que tu voyais". Chacun est dans sa solitude.
"La Traversée de l'Hiver " pourrait avoir comme objectif de montrer
comment on est seul ensemble. Mais pas nécessairement dans une solitude
douloureuse, non, une solitude qui est l'évidence et avec laquelle chacun doit
apprendre, à son rythme, à "faire avec".
Yasmina Reza nous offre la vision de ce petit rien qui fait
que chacun existe derrière ses apparences et ses bonnes manières, elle
entrebâille la porte doucement sur ce qui constitue l'essence de chaque être.
Elle interpelle notre sensibilité et lève le voile sur ce qui est
"caché" au fond des personnages au moyen d'une écriture dépouillée
et poétique. Elle conduit les personnages à se frayer un chemin à travers les
mots et les échanges avant que n'arrive leur Hiver. Cette saison "que j'ai
haïe d'avance" dira Avner. Chaque personnage au début de la pièce a
encore des choses à découvrir en lui. Lorsque le rideau tombera leur vérité
leur aura été révélée. Doucement.
Ainsi "La Traversée de l'Hiver" est une pièce où
il ne se passe rien… apparemment.
L'autre Don Juan
D'Eduardo Manet
Création les 19
et 21 janvier 2002 à 20h45 et le 20 janvier 2002 à 16h00 au Théâtre Espace
Icare.
Sous le prétexte de
nous proposer une pièce de l’auteur mexicain du 17ème siècle, Juan Ruiz de
Alarcon, Eduardo Manet imagine une troupe de comédiens pauvres qui tentent de
jouer cette pièce dans notre monde actuel. Les rôles sont tenus par les
comédiens disponibles sans tenir compte des sexes. On jongle sans cesse d’un plan à l’autre,
entre le jeu et le non jeu, tout ceci compliqué encore par le fait que l’auteur
s’est « invité » en tant qu’acteur !
Une comédie
bouffonne à consommer sans modération !
DISTRIBUTION
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Ayala Borsos - Bella /
Doña Anna |
Jacques Demarre - Marius
/ Le Comte / Le Duc |
Fabrice Fontaine - Don
Juan Ruiz de Alarcón |
Pascal Foucher -
L'autorité |
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Claude Minier - Pascual / Beltran / Doña Lucrèce |
Thérèse-Marie Poreye - Lola / Don Mendo |
Lisbeth Wagner - Eunice / Celia /Marcello |
Christine Poglio - scripte / costumes
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